A propos d' UN ROI
à NEW-YORK,film satirique de Charles Chaplin (1957)
A l'école
...Un épisode du film de Chaplin nous
offre une caricature appuyée de l'école
américaine des années 50...
Récit et
réactions...
La visite d'une
école américaine en 1957... Récit d'un
spectateur...
Le Roi Shadow visite une
école d'artistes en tous genres, musiciens, peintres,
pâtissiers, littéraires... Accompagné du
Directeur de l'école, il s'arrête devant le premier
atelier : les enfants jouent moyennement du violon. Les adultes
passent rapidement leur chemin et se dirigent vers l'atelier suivant
dont les enfants sont, d'après le Directeur de l'école,
des "Picassos" en herbe : ils essaient en effet de peindre des
tableaux abstraits, mais ces derniers ne dégagent pas
d'émotions. En fait, ce ne sont pas des tableaux mais une
teinte de fond parsemée de taches de peinture de
différentes couleurs... Le Roi et le Directeur se dirigent
ensuite vers un jeune pâtissier qui travaille la pâte en
chantonnant, la retourne, se fourre le doigt dans le nez, retravaille
la pâte... Ceci interpelle le Roi qui est choqué, mais,
l'air de rien, l'enfant enfourne le plat de gâteaux et en sort
un tout cuit : le Directeur en propose un morceau au Roi qui, tout
naturellement, après ce qu'il vient de voir, refuse
poliment...
Derrière lui se trouve un
enfant calme, la tête plongée dans un livre à
idées communistes ; le Roi lui fait remarquer que le
communisme est interdit en Amérique... L'enfant répond
en conséquence, affirmant que les bombes nucléaires
sont certainement plus dangereuses que le communisme. Mais le Roi est
contre les armes nucléaires et essaie de le dire à
l'enfant, mais celui-ci ne le laisse pas parler... Non loin de
là, des enfants turbulents envoient des boulettes sur le Roi
qui se lève et se rassoit sans cesse pour parler, à
chaque fois que l'enfant aborde un autre sujet. Des enfants assis sur
le même banc que lui posent un gâteau à sa place
au moment où il est debout... et le Roi se rassoit sur le
gâteau ! Le Directeur arrive à temps pour arrêter
cette conversation ou plutôt ce monologue et le Roi
s'éloigne, furieux...
Réactions
d'autres spectateurs, en vrac...
Le système scolaire américain est
"pointé" car, au cours de la visite d'un établissement,
le Roi Shadow remarque le manque d'éducation et de tenue des
élèves qui parlent en toute liberté aux adultes
( d'égal à égal ) et leur manquent même de
respect ! Cette école avait pour but de permettre à
chacun de faire ce qui lui plaît, de développer ses
qualités et sa "vocation". Le résultat laisse le Roi
perplexe : c'est à une horde d'enfants impolis qu'on a
à faire plutôt qu'à des élèves
épanouis et studieux ! (A.L.).
Dans l'école pour surdoués que le Roi est invité
à inaugurer, tous les enfants sont impolis et méchants
avec lui...( C.). Chaplin attaque les
écoles pour leur manque de pédagogie et
d'intérêt. D'ailleurs, au cours du film, un enfant
s'enfuit de son école pour surdoués car il s'y
ennuyait...(M.) . Lors d'une visite dans
une école très cotée, le roi Shadow
découvre des élèves distraits, voire insolents
à son égard et même farceurs ! Cela va de la
sarbacane au non-respect de l'hygiène pour faire des
gâteaux, en passant par la crème chantilly dans le
chapeau du roi, sans oublier les réponses "pertinentes" des
élèves... (M.). Certains
enfants sont placés dans des écoles pour
surdoués. Ces derniers arrivent même à
ridiculiser le roi Shadow. (A.). On
assiste à la visite d'une école, où chaque
enfant fait ce qu'il veut : l'un cuisine, l'autre discute de
politique avec le roi. Celui-ci doit subir les farces des enfants qui
lui volent son chapeau...(C.). Le roi
Shadow visite une école que l'on dit "de haut niveau" et il y
découvre des enfants mal éduqués, insolents,
farceurs et ne respectant pas l'hygiène...(N.). L'école, c'est, dans le film, une
sorte d'allégorie qui montre qu'aux Etats-Unis,
l'éducation est moins sérieuse qu'ailleurs, plus
relâchée... Les élèves ( donc les enfants
) n'y respectent ni les professeurs, ni les grandes personnes en
général...(Cl.). Le roi
Shadow est emmené dans une école "spéciale".
Ici, Chaplin se moque littéralement des méthodes
d'éducation américaines. (J.).
Le film de Chaplin nous montre les écoliers
américains comme des bambins stupides et bons à rien,
sinon à faire des blagues de mauvais goût ou à
tirer des boulettes de papier. Seul un enfant semble avoir un
raisonnement cohérent, mais il s'emporte bien vite et devient
rapidement insupportable.(R.). Charles Chaplin nous montre une école
américaine où les enfants ont presque l'autorité
sur les adultes et ne respectent aucune règle d'hygiène
( cf. le pâtissier qui malaxe la pâte ! )...( P.)