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Du
film au roman...
L'HOMME
QUI RÉTRÉCIT
( THE
INCREDIBLE SHRINKING MAN )
est un film de Jack ARNOLD
inspiré par un roman de Richard MATHESON
1957 - USA - 90 mn - N/B... Du
grand cinéma...
L'homme qui rétrécit ,
roman de Richard Matheson... est paru aux
éditions Folio,
collection SF n° 22 (ci-contre à
gauche) Genre : Science-Fiction classique
Traducteur : Jacques Chambon. Date de
Parution : 11 Octobre 2000 /
Réédition.
...ou aux éditions DENOËL, coll. Présence du Futur
(ci-contre à droite)... mais cette
collection n'est plus disponible (sauf chez les
bouquinistes...).
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L'homme qui
rétrécit,
...roman de Richard Matheson ...... Résumé de l'action
Scot Carey,
journaliste américain d'une trentaine
d'années, est victime d'une incroyable
mutation : il rétrécit de deux
centimètres et demi par semaine depuis qu'il
est inconsciemment passé à travers un
nuage radioactif. Nous assistons à sa
dernière semaine de vie alors que, ne
mesurant plus que quelques millimètres, il
lutte encore pour survivre dans la cave de sa
maison. Simultanément, sont décrites
certaines étapes de son
rétrécissement : la perte d'emploi,
l'exhibition dans les journaux, la honte, le
désir, les relations avec sa femme et sa
petite fille...
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Le destin de Scott Carey est des
plus tragiques : gardant toute sa conscience et ses
capacités physiques propres, il entame un cycle de
dégénérescence qui ne peut aboutir
qu'à sa disparition. En perdant son
intégrité physique, il perd son
identité sociale et, peu à peu, son statut
d'être humain : de curiosité médicale,
il devient phénomène de foire puis pantin
fragile et, enfin, la proie d'une araignée. Pourtant,
Scott Carey est un homme, tiraillé par ses
désirs, ses angoisses et la peur du
lendemain.
Un grand classique de la SF,
mis en images au cinéma par Jack Arnold en
1957.
L'homme qui
rétrécit, Richard Matheson, traduit de
l'anglais (américain) par Jacques Chambon et Claude
Elsen, est disponible en collection Folio SF, n° 22,
après avoir été publié chez
Denoël ( coll. Présence du Futur n°18 ), 1999, 271 pages.
Richard MATHESON...° Enfer sur mesure et autres nouvelles... ( une page du site
Litteraire.com )...
° Au
bord du précipice et autres nouvelles, coll. Etonnants
Classiques, GF Flammarion,
n° 2178. Dans ce recueil, on découvre cinq
nouvelles de l'écrivain américain Richard
Matheson, dont la thématique porte sur la solitude de
l'individu confronté à l'hostilité du
monde. Diversité des registres mis en oeuvre :
suspense, fantastique, policier, ton grave ou ton
humoristique... Richard MATHESON a
écrit les scénarios de films
célèbres, comme
L'Homme
qui rétrécit (cliquez) de Jack ARNOLD ou Duel (recliquez) de Steven SPIELBERG.
Programme de Seconde : le récit romanesque
( conte, nouvelle, roman...)
R E M
A K E ..............Nouvelle adaptation
de
"L'homme
qui rétrécit"
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Keenen Ivory
Wayans, le réalisateur des
"scary movies", ambitionne de réaliser le remake du film
fantastique L'Homme qui rétrécit
(1957),
adapté du
célèbre roman de Richard Matheson.
L'acteur Eddie Murphy est pressenti pour le rôle principal de
cette nouvelle version qui mettra davantage l'accent sur la
comédie.
Dernière page du roman L'homme qui
rétrécit ( et
réfléchit...)
"Complètement
désorienté, il secoua la tête. Comment
pouvait-il être moins que
rien ?
La lumière se
fit. La veille, il avait contemplé l'univers
extérieur. Il devait donc y avoir un univers
intérieur. Peut-être des
univers.
Il se remit debout.
Pourquoi n'y avait-il jamais pensé ? Il avait
toujours su qu'il existait des mondes microscopiques et
ultra-microscopiques. Et pourtant, il n'avait jamais fait le
rapprochement qui s'imposait. Il s'était
obstiné à penser en termes de monde à
la mesure de l'homme, de dimensions n'ayant d'autres limites
que celles de l'homme. Il avait méjugé de la
nature. Car le centimètre, le pouce, était un
concept propre à l'homme, pas à la nature.
Pour l'homme, zéro centimètre
équivalait à rien. Zéro égalait
rien, le néant.
Mais pour la nature, il
n'y avait pas de zéro. L'existence se poursuivait en
cycles infinis. Cela semblait tellement simple à
présent. Il ne disparaîtrait jamais parce qu'il
n'existait aucun point de non-existence dans l'univers.
Tout d'abord, cela lui
fit peur. L'idée de passer indéfiniment d'un
ordre de grandeur à un autre était trop
bizarre.
Puis il
réfléchit. Si la nature existait à une
infinité de niveaux, peut-être en allait-il de
même pour l'intelligence.
Peut-être
n'était-il pas condamné à la
solitude.
Soudain, il se mit
à courir vers la lumière.
Et lorsqu'il l'eut
atteinte, il se figea, muet de stupeur devant le nouveau monde qui s'offrait à ses yeux, avec ses
vigoureuses envolées de végétation, ses
collines scintillantes, ses arbres monumentaux, son ciel
animé de mille nuances, comme si la lumière du
soleil était filtrée par des couches mouvantes
de verre dans les tons pastel.
C'était un pays
de merveilles.
Il y avait tellement de
choses à faire et, plus encore, à quoi penser.
Sa tête débordait de questions, d'idées
et - oui - d'un regain d'espoir. Il
allait devoir se mettre en quête de nourriture, d'eau,
de vêtements, d'un abri. Et, beaucoup plus important,
de vie. Qui sait ? Peut-être était-elle
là, tout près.
Scott Carey
s'élança dans son nouvel univers, tous ses
sens en éveil."
Richard MATHESON,
L'homme qui
rétrécit, coll.
Folio SF, pages 270-271
A
défaut de rétrécir, on peut changer de peau...
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John
Howard Griffin - Etats-Unis, 20ème
siècle
Titre
: "Dans
la peau d'un noir"
Editeur : Gallimard, collection
"Folio"
Genre : Récit
autobiographique
Thèmes : 20ème
siècle - Racisme
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L'histoire
En 1960, aux
États-Unis, J.H Griffin, un homme blanc, est hanté par le
problème du racisme. Il décide de devenir lui-même
noir pour se faire une meilleure idée de la situation
des gens de couleur. Après avoir trouvé un
docteur qui accepte de se plier à sa requête,
il commence un traitement sur sa peau. Le 7 novembre, une
fois sa métamorphose achevée, il
démarre son périple. Il sillonne le
Mississipi, l'Alabama et la Nouvelle Orléans en
faisant du stop le plus souvent, dormant dans des taudis
réservés aux gens de couleur, vivant avec eux
en leur parlant d'égal à égal. Le 14
décembre il reprend son identité blanche, mais
il restera marqué par cette expérience.
Comment les personnes de son entourage et le public vont-ils
réagir, une fois celle-ci rendue publique
?
Opinion
d'un lycéen
Tout d'abord,
ce qui m'a marqué, c'est le courage de J.H Griffin
qui a osé devenir noir, qui a vécu avec la
population noire à une époque de
discrimination raciale et de violence extrême envers
les personnes de couleur. Ensuite le narrateur fait
très bien passer ses émotions, ce qui permet
de mieux comprendre la situation des noirs...
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Gunther WALRAFF,
Tête de Turc
Journaliste
allemand, Walraff décide de se faire passer
pour un membre de la communauté turque. Il
raconte les conditions de vie et de travail de
cette main d'oeuvre
exploitée... coll.
de poche
Günter
Wallraff estime que les situations ne se
connaissent et ne se comprennent que vécues
de l'intérieur. Sa nouvelle enquête,
qu'il a repoussée pendant dix ans tellement
il sentait que cela allait être dur, concerne
les conditions de travail des émigrés
turcs en Allemagne fédérale.
Déguisé en turc, il se lance à
la recherche de son premier emploi...
Il
s'avère que quel que soit le secteur
d'activité (entreprises de
bâtiments ; centrales
nucléaires ; tests de santé...),
les turcs sont systématiquement
envoyés aux postes les plus dangereux. Le
tout pendant parfois plus de 24 heures de travail
d'affilée et pour des salaires plus que
lamentables, quand ils ont la chance de les
percevoir en entier.
Tête
de turc est un
extraordinaire plaidoyer, un livre rempli
d'humanité et d'amour pour son
prochain.
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Richard WRIGHT, Black Boy
Voici
l'autobiographie d'un romancier noir du sud des
Etats-Unis, dont la vie est parsemée
d'embûches. Il va peu à peu prendre
conscience de ses possibilités face au
mépris des blancs.
Autobiographie
d'un des principaux auteurs noirs
américains,
Black Boy est le
récit des années de jeunesse de
Richard
Wright. Un peu de
blanc, un peu de noir et un peu de rouge :
Richard sera un "Homme de Couleur" et, en tant que tel, devra se
conformer aux règles de la
ségrégation sudiste. Malheureusement
pour lui, Richard prend très vite conscience
de sa dignité humaine et se heurte à
cette société injuste.
Le récit
est celui d'un enfant. Il raconte sa jeunesse en
évoquant ses souvenirs. La confrontation
entre le ton enjoué d'un enfant et le fond
dramatique d'un écorché vif est
particulièrement marquant. Entre
misère et pauvreté, Wright
dénonce tout ce qui faisait la vie d'un noir
dans le Sud : prédominance de l'Eglise,
violences et injustices des blancs, auto-censure de
la société noire... etc...
Sa
sensibilité parvient cependant à
fleurir sur ce fumier et l'on se demande à
chaque page comment il parvient à s'en
sortir... C'est finalement peut-être
là qu'est le message d'espoir ! /
coll. FOLIO
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Explorations, découvertes,
essais et carnets de bord...
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